Hommage à

Catherine Gould

« Bien sûr ces vingt années d’amitié te concernent aussi, Bruce, mais toi, Catherine qui n’est plus, tu me manques… 

Je n’ai pas réussi à perdre complètement ce réflexe qui, à chaque arrivée à Crozon et avant même de sonner pour vous avertir de ma présence, m’amenait à ‘bigner’ au carreau de la salle d’exposition, le cœur battant d’apercevoir les pièces tout récemment sorties du four, jubilant déjà des surprises entrevues. 

Tu façonnais tranquillement des pots chanceux de cette maîtrise qui était la tienne, leur offrant de devenir librement à la cuisson avant de recevoir de Bruce l’émaillage qui désormais leur convenait. Vous les nommiez ensuite comme on le fait en Afrique seulement après que l’enfant ait survécu aux premiers périls de l’existence.

Et moi, je les recevais chargés, habités de cette intransigeance et de cette liberté, ainsi transmises et toujours aussi tangibles. »

Viviane

texte de Viviane S., Viviane S. une collection ? Quand l’art façonne le lien, p.83